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Comment choisir son logo et reconnaitre les différents types

Logos copas crayons et règle pour montrer la création d'un logo et d'une identité visuelle

Ce qu'il faut retenir

Il existe plusieurs grandes familles de logo, du wordmark au pictogramme en passant par l’emblème ou le logo combiné. Mais au-delà de ces familles, ce sont les procédés graphiques utilisés à l’intérieur de chaque modèle qui font vraiment la différence entre un logo banal et un logo mémorable. Choisir le bon type de logo est une décision stratégique qui dépend de votre notoriété, de vos formats d’utilisation et de la personnalité de votre entreprise.


Quand on parle de logo d’entreprise, on a souvent en tête une image mentale très précise. La pomme d’Apple. Le swoosh de Nike. L’appellation Google dans sa typographie colorée. Trois logos iconiques, trois familles complètement différentes, et derrière chacun d’eux des années de travail stratégique, de conception et de design qui dépassent largement le simple choix d’une forme ou de couleurs.

Comprendre les différents types de logo, c’est se donner les moyens de faire un choix éclairé plutôt qu’intuitif pour concevoir un logo professionnel. Et c’est souvent ce choix qui conditionne la longévité et la flexibilité de toute une identité de marque.

Une petite note avant de commencer. J’ai fait de mon mieux pour illustrer chaque modèle de logo avec des marques engagées ou des structures d’intérêt général. Mais spoiler : ce n’est pas toujours possible. Vous trouverez donc quelques grands noms moins vertueux glissés ici et là, mais j’ai au moins essayé de varier les plaisirs. Et puis, un bon exemple reste un bon exemple pour la création d’un logo.

Dernière chose importante avant d’entrer dans le vif du sujet. La plupart des entreprises que vous connaissez n’ont pas un seul logo mais un système de logos. Un logo complet pour les médias principaux, une version simplifiée pour les petits formats sur le web, un symbole pour les réseaux sociaux etc. C’est précisément ce travail de déclinaison, souvent invisible mais absolument essentiel, qui garantit la cohérence de l’image de marque sur tous les canaux sans jamais la diluer. C’est l’une des raisons pour lesquelles faire appel à une graphiste ne se résume pas à « créer un logo » mais à construire un système de design complet et utilisable dans la durée.

Le wordmark, ou logotype

Le wordmark est un logo composé uniquement du nom de la marque, traité dans une typographie distinctive. Naturalia, Greenpeace et Oden en sont de bons exemples dans l’univers des marques engagées.

Sa force réside dans sa capacité à construire immédiatement la reconnaissance de l’enseigne auprès des clients. Mais un wordmark ne se résume pas à choisir une police de caractères et à taper un mot. C’est à l’intérieur de cette famille que les procédés graphiques et le choix des couleurs font toute la différence.

Un wordmark avec empattement, comme Oden, évoque le classique, le sérieux, la stabilité. Sans empattement à graisse régulière, comme Naturalia, il gagne en modernité et en dynamisme. Avec variation d’épaisseur dans les traits, il devient élégant et raffiné. Une ligature, c’est-à-dire un lien créé entre deux lettres, apporte de la douceur et de la proximité. Un effacement partiel d’une lettre crée un effet minimaliste et contemporain. Une typographie manuscrite ou calligraphiée, comme Greenpeace, installe l’authenticité et l’unicité.

Limite : Avec une appellation trop longue ou trop générique, le wordmark seul manque d’impact. Et utiliser une typographie existante sans aucune modification peut sembler sans intention créative réelle pour votre entreprise.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • les marques dont le titre est court, évocateur et différenciant
  • celles qui veulent construire la reconnaissance de leur enseigne dès le départ sur le marché.

Le lettermark, ou monogramme

Le lettermark utilise les initiales de l’entreprise pour former un signe compact. Yves Saint Laurent, Yves Rocher et l’Institut Pasteur en sont des exemples reconnaissables. Il peut prendre deux formes distinctes. Ce modèle classique relie plusieurs lettres en un seul dessin. Le symbole-lettre est une version plus minimaliste où une ou plusieurs lettres deviennent un véritable pictogramme inscrit dans une forme géométrique ou habillé d’éléments visuels.

Il est idéal pour les appellations longues ou composées de plusieurs mots. Il fonctionne parfaitement sur les petits formats, favicon, badge, tampon, et s’adapte très bien à une utilisation sur internet. Il peut porter une grande richesse visuelle avec plusieurs niveaux de lecture.

Logo monogramme Yves Saint Laurent
Logo monogramme Yves Rocher
Logo picto institut pasteur

Limites : Il ne fonctionne vraiment en autonomie que lorsque l’entreprise a acquis suffisamment de notoriété pour que les initiales seules évoquent quelque chose et parviennent à attirer le public. Louis Vuitton et Chanel peuvent se permettre d’afficher leurs initiales seules. Une entreprise qui se lance, beaucoup moins pour communiquer auprès du grand public.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • les marques aux appellations longues ou complexes
  • les structures qui cherchent une version compacte et élégante de leur identité pour communiquer.

Le pictogramme

Le pictogramme est une image graphique figurative reconnaissable qui représente un objet ou un être réel. Amnesty International avec sa bougie entourée de fil barbelé, Emmaüs avec son soleil ou encore la ville de Paris. On identifie l’objet représenté, et cet objet porte une signification profonde.

Une fois ancré dans l’esprit du public, il offre une reconnaissance immédiate, universelle et transculturelle. Il fonctionne parfaitement à toutes les tailles et dans tous les contextes pour transmettre des émotions.

Logo Paris
Logo pictogramme Emmaus
Logo Pictogramme Amnesty international

Limites : Un pictogramme seul ne fonctionne que si l’entreprise dispose déjà d’une notoriété suffisante ET que son pictogramme est unique et conçu sur mesure. C’est l’erreur la plus fréquente que je vois chez des structures qui se lancent et veulent une image immédiatement reconnaissable. Une marque « solaire » qui utilise un soleil générique comme logo n’a aucune chance d’être reconnue ainsi. La bougie d’Amnesty fonctionne parce qu’il y a des décennies de notoriété derrière elle.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • les entreprises établies
  • les structures à vocation internationale
  • Les marques dont dont le nom n’est pas facilement traduisible

Le logo abstrait

Proche du pictogramme, le logo abstrait utilise une forme géométrique ou un symbole non représentatif pour incarner l’entreprise. Les anneaux olympiques sont des cercles entrelacés qui ne ressemblent à rien de réel. Le symbole de Too Good To Go joue sur des symboles abstraits qui évoquent le mouvement et la circularité sans représenter un objet précis. Ou encore le plus connus de tous, le swoosh de Nike, qui donne cette idée de mouvement et de rapidité.

Il offre une liberté créative totale et permet de créer quelque chose de vraiment unique, sans les implications culturelles associées à une image concrète. Il est particulièrement adapté aux marques qui veulent exprimer des valeurs abstraites comme la connexion, le mouvement ou la transformation.

Son interprétation est par définition ouverte, ce qui demande un travail de fond très solide lors de la conception pour qu’il soit cohérent avec la stratégie de marque. Sans ce travail préalable, il risque de ne rien dire du tout. Bien maîtrisé, il permet d’obtenir un logo intemporel.

Logo des JO
Logo swoosh de Nike
Logo Too good to go

Limites
Le logo abstrait est souvent choisi pour les mauvaises raisons. On pense que c’est plus moderne, plus sobre, plus international. Mais une forme géométrique sans ancrage stratégique ne dit rien de qui vous êtes. Elle peut même brouiller votre image si votre cible ne comprend pas ce qu’elle représente. Le risque principal n’est pas d’être incompris, c’est d’être invisible. Dans un univers où tout le monde cherche à se différencier avec des formes épurées, une forme abstraite mal pensée se fond dans la masse plutôt que d’en sortir. C’est paradoxalement la famille de logo qui demande le plus de travail stratégique en amont pour ne pas produire exactement le contraire de l’effet recherché.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • les entreprises dont l’identité est bien définie et dont les valeurs sont suffisamment abstraites pour ne pas se prêter à une représentation littérale
  • Les marques qui veulent s’affranchir des codes visuels de leur secteur
  • Les structures en forte évolution

Le logo combiné

Le logo combiné associe un texte et un symbole dans un seul signe. Patagonia, la Fondation des Femmes, Qobuz en sont de bons exemples. C’est la famille la plus polyvalente et souvent la plus recommandée pour les marques en développement qui souhaitent mettre en avant leurs produits ou services.

Sa force principale est sa flexibilité. L’appellation ancre la reconnaissance, le symbole installe une signature visuelle forte. Et les deux éléments peuvent être utilisés séparément selon les contextes, le symbole seul sur un petit format, l’appellation seule en signature, les deux ensemble sur un format principal. C’est ce qu’on appelle un système de logo, et c’est précisément ce qui garantit la cohérence de la communication sur tous les outils.

Logo Patagonia
Logo Qobuz
Logo Fondation des femmes

Limites
Le logo combiné demande un soin particulier dans l’équilibre entre ses deux composantes. La typographie choisie pour accompagner le symbole doit entrer en dialogue avec lui, pas simplement coexister. Une typo trop légère face à un symbole puissant, ou trop chargée face à une forme épurée, et l’ensemble perd sa cohérence. Les masses visuelles doivent se répondre, se compléter, créer un tout qui tient aussi bien en grand format qu’en tout petit. C’est un travail d’équilibre fin qui se joue souvent dans des détails invisibles à l’œil non averti, mais qui fait toute la différence entre un logo combiné qui fonctionne vraiment et un logo qui semble juste assemblé.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • La très grande majorité des cas le choix le plus solide stratégiquement pour réaliser un logo efficace.
  • la plupart des entreprises en démarrage ou cherchant à se développer.

L'emblème

L’emblème intègre texte et image dans une forme fermée, blason, sceau ou badge. Ce qui le distingue des autres familles, ce n’est pas ce qui est représenté mais la façon dont c’est construit. Tous les éléments, texte et symbole, forment un tout indissociable dans une forme close. Les Restos du Cœur, Alter Eco et Harley Davidson en sont des exemples bien connus. 

Il évoque immédiatement la tradition, le sérieux, l’ancrage. Il est particulièrement puissant pour les institutions et les associations à forte dimension historique. Sa complexité en fait en revanche un logo peu versatile qui reste souvent moins lisible sur les petits formats ou sur le web.

Logo Resto du coeur
Logo Alter eco
Logo Harley Davidson

Limites
L’emblème est la famille de logo la plus exigeante techniquement. Faire tenir du texte, un symbole et une forme fermée dans un espace contraint sans que l’ensemble paraisse étouffé ou illisible demande un vrai savoir-faire en composition. La tentation est souvent d’y mettre trop d’informations, une baseline, un slogan, une date de création, des ornements décoratifs. Le résultat devient alors illisible dès qu’on réduit la taille. Un bon emblème sait au contraire épurer, hiérarchiser, respirer. C’est une famille qui vieillit très bien quand elle est bien construite, et très mal quand elle ne l’est pas.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • Les entreprises familiales ou artisanales qui veulent transmettre un héritage ou un savoir-faire.
  • Les marques de gastronomie ou de terroir qui jouent sur l’authenticité et la tradition.
  • Les structures dont l’identité est stable dans le temps et n’a pas vocation à évoluer radicalement.
  • Les institutions, écoles ou organisations sportives qui ont besoin d’inspirer confiance et appartenance

La mascotte

La mascotte est un personnage illustré qui incarne l’entreprise. Innocent avec son personnage qui incarne pleinement la marque avec un grand espace pris sur les bouteilles, WWF avec son panda qui est à la frontière entre pictogramme et mascotte tant il est devenu un personnage à part entière ou encore Malabar, dont la mascotte a bien changé depuis mais laissez moi encore dans le déni, merci. Ce type de logo crée une connexion émotionnelle forte et humanise la marque.

LOgo WWF
Logo malabar
Logo Innocent

Limites
La mascotte est la famille de logo la plus fragile dans le temps. Les styles d’illustration évoluent vite et une mascotte trop ancrée dans une esthétique donnée peut paraître datée en quelques années seulement. Elle demande aussi un niveau d’exécution illustrative très élevé : une mascotte mal dessinée fait plus de mal que de bien. Enfin, elle enferme parfois la marque dans un registre trop ludique qui peut devenir un frein si la structure veut monter en gamme ou s’adresser à des interlocuteurs plus institutionnels.

Par exemple, ce type de logo convient pour :

  • Les marques qui s’adressent à un public familial ou jeune et qui veulent créer une connexion émotionnelle forte.
  • Les structures dont la personnalité de marque est centrale et assumée, et qui veulent l’incarner dans un personnage mémorable.
  • Les marques de food, de bien-être ou de services à la personne qui misent sur la proximité et la chaleur humaine.
  • Les entreprises qui ont besoin de vulgariser un sujet complexe et trouvent dans la mascotte un vecteur pédagogique efficace.

Ce qu'on oublie souvent

Un logo, quelle que soit sa famille, ne vit jamais seul. Ce qui fait la richesse d’une identité globale complète, c’est l’ensemble des éléments qui l’entourent et lui donnent de la profondeur. La palette de couleurs est fondamentale. Les couleurs choisies doivent refléter l’énergie de l’entreprise. Des couleurs bien pensées renforcent l’impact.

Souvent ce qui distingue aussi un logo c’est son traitement graphique qui peut contenir :

  • L’accroche est une courte formulation de la mission de marque. Elle peut accompagner le logo sur certains formats ou être utilisée de façon autonome. Elle apporte de la précision sur ce que vous faites et pour qui.
  • Le motif est une unité graphique répétée qui crée un rythme visuel reconnaissable. Il peut être construit à partir du symbole de marque, d’un modèle spécifique ou d’illustrations. Il enrichit les créations sans alourdir le logo.
  • Une texture apporte du relief et de l’authenticité. Contrairement au motif, elle peut facilement se superposer à d’autres éléments graphiques. Elle renforce l’univers de la marque et la rend plus mémorable.

Ces éléments ne sont pas des options. Ce sont les composantes qui transforment un logo en charte complète, souvent documentée par des guides d’utilisation précis pour garantir la simplicité et la cohérence au quotidien.

Comment choisir le bon type de logo

Pour la sélection du type de logo, la décision ne se fait pas en fonction de ce qu’on trouve beau. Elle répond à quatre questions stratégiques. Quelle est la notoriété actuelle de votre marque ? Quels sont vos canaux principaux d’utilisation ? Quelle est la personnalité de votre marque ? Votre appellation est-elle courte et distinctive ou longue et complexe ?

Si vous démarrez, opter pour un pictogramme seul est presque toujours une erreur car votre enseigne doit apparaître pour se faire reconnaître. Un emblème complexe sera illisible en favicon là où un logo combiné offre bien plus de flexibilité. Les procédés graphiques et les couleurs choisis à l’intérieur de chaque famille doivent refléter la personnalité de votre entreprise avec justesse et simplicité du design. Et la longueur de votre titre conditionne largement l’arbitrage entre wordmark et lettermark.

Pour une marque engagée en développement, le logo combiné reste dans la grande majorité des cas le choix le plus stratégique. Il permet de construire la notoriété de l’enseigne tout en installant une signature visuelle forte, et offre la flexibilité nécessaire pour s’adapter à tous les formats d’une communication contemporaine.

Votre projet mérite d’être vu et reconnu à sa juste valeur. Si vous sentez que votre image ne reflète pas ce que vous faites vraiment, je vous invite à découvrir mon accompagnement Empreinte et parlons-en. Le premier échange est gratuit et sans engagement. Contactez-moi pour en discuter.

Portrait de Constance Nowacki graphiste

Je suis Constance Nowacki, graphiste freelance spécialisée en identité visuelle pour marques engagées et associations. 15 ans de communication et de marketing pour des fondations d’utilité publique m’ont amenée à la création d’identité de marque avec une conviction : les projets qui comptent méritent une image à la hauteur de leurs convictions et de leurs ambitions, capable de convaincre autant que de séduire. J’accompagne des entrepreneurs et des structures de l’intérêt général qui veulent être vus et reconnus à leur juste valeur.

Questions fréquentes

Est-il possible de combiner plusieurs types de logo ?

Oui, et c’est même la norme. La plupart des entreprises disposent d’un système de logos qui combine plusieurs familles selon les usages. Un logo combiné pour les formats principaux, un symbole pour les petits formats, un pictogramme seul une fois la notoriété installée. Ce n’est pas une incohérence, c’est une stratégie. C’est précisément ce travail de déclinaison qu’une graphiste construit avec vous pour que votre image reste reconnaissable sur tous les outils.


Pour une entreprise en démarrage, le logo combiné est généralement le choix le plus solide. Il associe marque et symbole, construit la reconnaissance tout en installant une signature visuelle, et offre une flexibilité maximale sur tous les formats. Le pictogramme seul est à réserver aux marques déjà établies.


Ça dépend entièrement de votre situation. Une entreprise qui se lance avec une appellation forte et distinctive peut très bien partir sur un wordmark. Une structure dont le titre est long ou complexe gagnera à travailler un modèle compact en complément. Ce qui est certain, c’est que le logo combiné offre le plus de flexibilité au démarrage car il permet de construire la reconnaissance de l’enseigne et d’installer une signature visuelle en même temps.


Non, et c’est un mythe tenace. Un message caché est un plus quand il est juste et naturel, comme la flèche dans le design de Carrefour. Mais il ne fait pas la qualité d’un logo. Ce qui compte avant tout, c’est la cohérence avec la stratégie de marque, la lisibilité et la mémorabilité. Un logo simple et bien construit sans aucun double sens vaut largement mieux qu’un logo tordu pour y glisser un message forcé.


Les marques et logos mentionnés dans cet article sont la propriété exclusive de leurs titulaires respectifs. Leur reproduction est réalisée à titre purement illustratif et pédagogique, sans but commercial, dans le cadre du droit de citation. Cet article n’implique aucun partenariat, sponsoring ou approbation de la part des marques citées.

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